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Shepherds of the Alps: A Day with the Flock

Shepherds of the Alps: A Day with the Flock

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Chaque matin, à cinq heures, Jean-Marie ouvre la porte de l’enclos. Il appelle ses moutons d’une voix calme : « Allez, les amis ! » Une cinquantaine de bêtes blanches sortent lentement. Elles connaissent bien le chemin vers les pâturages hauts. Le chien, Léo, court autour d’elles sans aboyer. Il sait que son travail commence maintenant : garder le troupeau ensemble et éviter les falaises.

Le sentier monte doucement pendant deux heures. Jean-Marie marche devant, avec un grand bâton en bois. Il regarde souvent le ciel : s’il voit des nuages gris, il change de direction. Les moutons aiment l’herbe fraîche après la pluie, mais pas la foudre ! Parfois, une chèvre sauvage observe le groupe depuis un rocher. Elle ne s’approche pas, mais Jean-Marie sourit : « C’est bon signe. Ça veut dire que la nature est vivante ici. »

À midi, ils arrivent dans un pré vert entouré de sapins. Jean-Marie dépose son sac, sort du pain, du fromage de chèvre et une pomme. Il partage tout avec Léo, qui mange à côté de lui. Les moutons broutent tranquillement. Un petit agneau s’approche pour jouer avec les lacets de ses chaussures. Jean-Marie rit et dit : « Tu veux être berger, toi aussi ? » Puis il explique aux visiteurs : « Ici, on ne force rien. On suit le rythme des bêtes et du soleil. »

L’après-midi, Jean-Marie vérifie chaque mouton. Il cherche des signes de maladie : yeux rouges, laine mouillée ou pas d’appétit. Il connaît tous les noms : Biscuit, Nuage, Étoile… Certains ont une clochette autour du cou. Quand le vent souffle, on entend leur musique douce. « Ce bruit, dit-il, c’est la voix de la montagne. Pas besoin de téléphone ici. » Il montre une petite cabane en bois : « Là-dedans, je dors quand je reste plusieurs jours. »

Vers dix-sept heures, le troupeau commence à descendre. Les moutons marchent plus vite maintenant, car ils savent qu’ils rentreront bientôt à l’enclos. Léo guide calmement, sans courir. Jean-Marie s’arrête deux fois pour boire de l’eau claire d’un ruisseau. Il dit : « Cette eau vient des glaciers. Elle est pure, froide et bonne pour les humains comme pour les bêtes. » Un papillon jaune vole près de sa main — il ne bouge pas, pour ne pas le faire fuir.

Avant la nuit, tous les moutons sont rentrés. Jean-Marie ferme la porte avec soin. Il donne une dernière caresse à Léo, puis regarde les étoiles. Il dit : « Demain, nous irons plus haut. Il y a de nouvelles fleurs là-bas — des gentianes bleues. Elles poussent seulement à deux mille mètres. » Il sourit : « La montagne nous donne beaucoup, mais elle demande aussi du respect. Et ça, ce n’est pas difficile à apprendre. »